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Writing the wrongs

Poetry, writing, and recovery from mental illness

Oraison à l’univers

T’as envie de gâcher
cette vie que t’as construite
besoin de tout lâcher
tes carottes semblent cuites.
Tu vis une contradiction
d’une énergie néfaste
t’écoutes la tentation
des pensées qui te chassent;
car tout va bien pour toi
maintenant dans ta vie
c’est la première fois
mais il reste cette envie
de supprimer cette
vulnérabilité
qui donne mal à la tête
devant la réalité
ce fardeau lourdissime
a fait courber ton dos
las de pessimisme
tu n’est plus à flot
car tu connais l’échec
après l’investissement
et tu dois vivre avec
pensées envahissantes
qui te donnent pas envie
de faire face aux vrais faits
des problèmes de ta vie
c’est déjà la défaite.
Donc envoyons cette prière
à je-ne-sais-pas-qui
demandant à l’univers
qu’on y arrive p’tit-à-p’tit

muggy evening
sexy neighbour on a bed
licks her ice cream spoon

Dailypost: lollipop

Requiem in rosa

we shall all await death

in an amnesic final breath;

while the rose is still in bloom

relish her sweet perfume

The screeching metro
a kind invitation
to just be here now

evening sunshine–
dusty piano keys
and my heavy heart.

Smell of an old book–
soil hugging two bare feet
and wandering clouds

Dailypost: Soil

Oda al insomnio

Llévame, sueño,
libérame de la jaula de una mente charladora,
muéstrame la dicha que hay más allá
de la dulce rendición mientras caigo en tus brazos.
No me dejes luchar con demonios conocidos
pero probar el socorro de tu pecho
lejos de este reloj engañoso
cuyas agujas señalan al fracaso de encontrarte
y cuyo tic toc canta la canción de las mañanas perdidas.
Absórbeme, derriba las barreras que nos separan,
que nada frene tu mano,
llévame hasta tu tierra innombrable,
tu danza sin forma,
tu arco iris incoloro––

a tired bread knife
lies alone amidst the crumbs
and conversations

Dailypost: edible

Hymne au café

Quand je me sens perdu,
tu m’attends, chaud et bon,
ta saveur amère, tu
me réchauffes le bidon.
Cette vie, pleine d’embûches,
pèse sur mon cœur fragile,
mais tu caresses ma bouche
ouverte, chaleurophile.
Et mes problèmes partent vite
comme la fatigue du jour
qui court aussi en fuite
de peur de notre amour.
Je te remercie donc
de chasser mes démons
que t’arrives court ou long,
mon âme porte ton nom.

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